Actualités

68 actualités disponibles

11/09/2020 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire août 2020

Après le fort rebond des indicateurs d'activité en juin et en juillet, les dernières statistiques publiées semblent corroborer l'idée d'une pause. Les données publiées en août en Chine montrent que la demande intérieure reste moribonde. Les importations et les ventes au détail se sont une nouvelle fois contractées, respectivement de -1,0% et de -1,1% sur un an, et les indicateurs d'activité dans le secteur manufacturier ont cessé de s'améliorer à l'instar de l'indice PMI.En Europe, l'indice PMI composite (manufacturier et services) baisse légèrement par rapport au mois dernier tout en se maintenant au-dessus de 50 pts (51,2 pts). Notons toutefois qu'en France, l'indice PMI manufacturier indique une légère contraction de l'activité (publié à 49 pts contre 52,4 le mois précédent) et les perspectives à 6 mois pour l'économie allemande (mesurées par l'IFO-composante anticipations) se tassent.Le momentum de reprise est plus favorablement orienté aux États-Unis. L'indicateur de surprises économiques, publié par Citi Group, a enregistré son niveau mensuel moyen le plus élevé depuis que la série existe alors même que les inscriptions hebdomadaires au chômage restent élevées...LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

04/09/2020 Lettre Crédit

Lettre Crédit août 2020

Les atouts de la dette à haut rendementDes réponses sans précédent pour une crise inédite !Les mesures d'ordre sanitaire, le confinement plus ou moins strict des populations et l'imposition de distanciations physiques, ont induit une perte substantielle d'activité, une baisse de la productivité du travail et une perte de débouchés pour de nombreuses entreprises. La publication des chiffres de croissance pour le premier semestre atteste de la violence du choc subit par l'ensemble des économies et par voie de conséquence par les entreprises (-9,5% aux États-Unis, -12,1% en zone euro sur un an, au T2.20).Afin de garantir leur survie, les entreprises ont alors eu recours à l'endettement. La demande de crédits des sociétés non-financières a ainsi atteint un niveau record en zone euro, son encours cumulé depuis le début de l'année atteignant près de 265 Mds € à la fin du mois de juin (soit une croissance de 199% sur un an). Il est clair que l'alourdissement du passif des entreprises dans un contexte de crise économique aigüe devrait entraîner en toute logique une élévation du nombre de dégradations, autrement dit du nombre d'entreprises dont la note passerait « d'Investment Grade » à « High Yield ». L'autre effet pervers induit par cette crise est l'augmentation du nombre de prêts non-performants. Et cette situation pourrait être aggravée par la montée des faillites d'entreprises, phénomène courant en phase de contraction cyclique, et générer en cascade un affaiblissement du secteur bancaire.Ce cercle vicieux a toutefois été rapidement neutralisé grâce aux interventions conjointes et sans commune mesure des politiques monétaires et budgétaires. Les banques ont ainsi pu fournir aux entreprises toutes les liquidités nécessaires en raison d'une garantie explicite apportée par les États aux prêts consentis par le secteur bancaire aux entreprises frappées par la récession. Afin de fluidifier le financement de l'économie, la BCE a également fourni la liquidité nécessaire au secteur bancaire à des conditions avantageuses. Dans le cadre des opérations de TLTRO III, les banques de la zone euro sont allées chercher près de 1300 Mds € à un taux d'intérêt pouvant aller jusqu'à -1,0%.L'endettement des états a lui aussi fait l'objet d'une garantie quasi-explicite de la part de la banque centrale. Ainsi, la BCE s'est massivement portée acquéreuse d'obligations d'états maintenant une pression subsantielle sur les taux d'intêret et sur les conditions monétaires dans leur ensemble. La BCE a également augmenté de manière significative ses acquisitions de titres notés Investment Grade via le PSPP et PEPP (en moyenne +6.5 Mds € d'achats mensuels depuis le mois d'avril). La BCE a mis en place un dispositif d'achat de billets de trésorerie destiné à pallier les carences en liquidité des entreprises qui se refinancent via les marchés obligataires. Enfin la BCE a également assoupli les règles en matière de collatéral éligible. Les obligations ayant été dégradées (Fallen Angel) et donc notées High Yield, sont depuis le mois d'avril éligibles au bilan de la BCE...LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

16/07/2020 Market Insights

Vues et Convictions - juillet 2020

Vers une reprise chaotique ?Crise sanitaire : avec plus de 10 millions de personnes testées positives à la Covid-19, la pandémie partie de Chine aura fait à ce jour plusieurs centaines de milliers de victimes contraignant un grand nombre de pays à la fermeture totale ou partielle de leur économie. Plusieurs mesures ont été décidées afin de permettre une normalisation progressive de la situation. Ces mesures, bien que temporaires, ne seront pas sans conséquence sur le rythme de la reprise à court terme d’une part et sur la productivité du travail d’autre part questionnant même la pérennité de pans entiers de nos économies (transports, tourisme, services).Récession généralisée : la crise a entraîné de manière quasi simultanée l’ensemble des économies dans une violente et profonde récession. La contraction de l’activité au niveau mondial devrait atteindre -3,4% en 2020. La zone développée verrait son activité diminuer de 6,9% (une récession aussi forte voire plus sévère que celle observée durant la seconde guerre mondiale ou la grande dépression de 1929) tout comme les économies émergentes (-0,5% malgré une économie chinoise qui progresse de +1%). Le rebond de l’activité escompté en 2021 ne sera pas de nature à effacer la perte enregistrée en 2020 en particulier dans la zone développée. Le PIB des pays avancés ne progresserait que de +5,3% et les risques de séquelles profondes sur le potentiel de croissance sont manifestes.Les arbres ne montent pas au ciel mais le bilan des banques centrales et l’endettement des Etats oui. Face à l’urgence économique, les gouvernements n’ont pas hésité à recourir à la politique budgétaire pour colmater les fissures provoquées par la crise de la Covid-19 (dépenses de soutien, mesures de chômage partiel et garanties de prêts). Les déficits budgétaires ont en moyenne bondi de 10 à 15 pts de PIB augmentant de fait et du même montant les ratios dette/PIB. Ce recours, illimité et sans dommage jusqu’à présent, au feu budgétaire n’a été possible qu’avec l’aide des banques centrales qui assument désormais de monétiser la dette des Etats. Les bilans de la Fed et de la BCE atteignent respectivement 7500 Mds $ et 5500 mds €, soit un doublement depuis le début de l’année notamment pour la Fed.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

08/07/2020 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire juin 2020

La poursuite du déconfinement, qui a débuté dans la plupart des pays européens dans le courant du mois de juin, a permis une reprise plus accentuée qu’escomptée des principaux moteurs de croissance.Les enquêtes PMI se sont nettement redressées en juin, dépassant même dans plusieurs cas le seuil des 50 points (France et Etats-Unis). La production industrielle, les ventes de véhicules et la consommation des ménages sont autant d’indicateurs qui se sont nettement repris et qui laissent augurer d’un second trimestre moins catastrophique qu’attendu. A cela s’ajoutent de nombreuses annonces de soutien budgétaire supplémentaires (Japon, Allemagne, Espagne et France) ciblées sur les secteurs qui ont été sévèrement touchés par la crise.Notons également que les pays de la zone euro sont parvenus à un accord de principe quant à une mutualisation des dépenses liées à la crise du Covid-19.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS