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15/10/2019 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire Septembre 2019

L’interventionnisme des banques centrales a éclipsé la publication des données économiques au cours du mois de septembre. Les investisseurs ont tour à tour scruté les décisions et les déclarations des principales banques centrales (BCE, Fed).Le gouverneur de la BCE n’a pas ménagé ses efforts et a annoncé le 12 septembre plusieurs mesures destinées à accentuer le degré d’accommodation monétaire. L’aménagement du dispositif TLTRO III (extension d’une année et baisse de 10 pb du taux appliqué aux TLTRO) d’une part et la diminution de 10 pb du taux de facilité de dépôt qui atteint désormais -0.50% constituent deux mesures qui concernent le secteur bancaire directement. Notons par ailleurs que cette baisse du taux de facilité de dépôt est assortie d’un système de taux paliers où une partie des réserves excédentaires ne fera pas l’objet d’un prélèvement. Mais la mesure la plus retentissante prise par M. Draghi est la réactivation du Q.E. Ce dernier débutera dès le mois novembre prochain, pour une taille de 20 Mds € par mois.La BCE a indiqué par le bais de son gouverneur que ce QE2 serait maintenu jusqu’à ce que l’inflation en zone euro ait atteint un niveau proche de sa cible. Cette déclaration permet à la BCE de rappeler que la politique monétaire restera durablement accommodante exerçant de fait une pression baissière sur les taux. Suite aux différentes mesures annoncées par la BCE, les taux courts de la zone euro ont remontés sur le mois, le taux du swap 1 an est ainsi passé de - 62 bp à -54 bp effaçant ainsi des anticipations trop importantes de baisse de taux.Concernant le crédit, les spreads sur le marché monétaire sont globalement restés stables sur le mois. Par exemple, les spreads de banques françaises de premier rang affichent des niveaux moyens de Eonia +9 bp sur les maturités de 6 mois, et de Eonia + 17 bp sur les maturités d’un an...LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

01/10/2019 Actualité

Jérôme Buret nommé Responsable de la clientèle institutionnelle

Jérôme Buret est nommé Responsable de la clientèle institutionnelle de BFT Investment Managers (IM).    Jérôme Buret, Responsable de la clientèle institutionnelleJérôme Buret commence sa carrière en 1993 chez Finacor en tant que Courtier avant de rejoindre la Société Générale en tant que Consultant en 1994. À partir de 1998, il occupe différentes fonctions commerciales chez AXA Investment Managers. En 2007, il intègre Edmond de Rothschild Asset Management où il occupe notamment la fonction de Directeur des Ventes Institutionnelles France, Belgique, Luxembourg à partir de 2015. Il a suivi des études supérieures en Mathématiques, Statistiques, Econométrie et en Finance. Il est titulaire d’un DEA Monnaie et Finance de l’Université Paris X Nanterre (1992).

09/09/2019 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire Août 2019

Des publications économiques mitigées, notamment sur la partie industrielle, ont jalonné le mois d’août. Sans surprise, le secteur manufacturier a continué de pâtir des coups que se portent les administrations chinoises et américaines sur le front commercial.La production industrielle de ces deux économies a continué de baisser en juin. Elle s’est contractée de 0.2% (m/m) aux Etats-Unis et le glissement annuel en Chine a cédé 1.2 pp (de 6% à 4.8%) en juillet. Ces tensions produisent des dommages collatéraux à l’image des secteurs industriels allemands et européens qui enregistrent une nouvelle contraction d’activité (baisse de la production industrielle de 1.5% en juin en Allemagne et de 1.6% en zone euro. Les difficultés du secteur industriel ne doivent toutefois pas occulter plusieurs publications rassurantes.Le marché du travail américain est solide à l’image des demandes hebdomadaires d’allocations chômage qui demeurent stables et sur des niveaux bas. De même, le taux de chômage en France a enregistré une nouvelle baisse et les indicateurs d’activité (PMI service et manufacturier) se situent désormais en territoire expansionniste.L’arrêt de la détérioration du climat de confiance en zone euro a concerné à la fois les entreprises et les ménages. En dépit d’un climat politique délétère, le momentum économique reste résilient.En anticipation d’une baisse des taux directeurs mi-septembre et de plusieurs autres ensuite, les taux courts de la zone euro ont poursuivi leur baisse au cours du mois d’août, le taux du swap 1 an est passé de -52 bp à - 62 bp.De leur côté, les spreads sur le marché monétaire ont très légèrement remontés sur le mois. Par exemple, les spreads de banques françaises de premier rang affichent des niveaux moyens de Eonia +8 bp sur les maturités de 6 mois, et de Eonia + 16 bp sur les maturités d’un an...LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

09/08/2019 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire Juillet 2019

Le ralentissement du momentum de croissance à l’échelle mondiale, combiné à une incertitude politique qui n’a pas faibli, a poussé les banques centrales à faire preuve d’une plus grande accommodation monétaire.La Fed a décidé de baisser son taux directeur de 25 pb ramenant ce dernier à 2.25%. Dans la zone euro, le discours de Mario Draghi ne laisse que très peu de doutes quant aux intentions de l’institution monétaire dans les mois à venir.Le gouverneur de la BCE a indiqué qu’une baisse du taux de facilité de dépôt (aujourd’hui à-40 bp) constituait une possibilité étudiée par le Conseil des Gouverneurs. Cette mesure d’accommodation monétaire serait assortie d’un système de palier (« tiering ») afin de limiter l’impact des taux négatifs qui pèsent sur la rentabilité du secteur bancaire. Par ailleurs, les marchés anticipent la réactivation du programme d’achats de titres de dettes publiques et privées.L’annonce de politiques monétaires plus expansionnistes a eu pour conséquence immédiate de comprimer les taux d’intérêt à 10 ans, quelle que soit la zone considérée. Le Bund a atteint -0.4% et les spreads périphériques se sont réduits de manière substantielle. Les taux courts de la zone euro ont poursuivi leur baisse au cours du mois de juillet, par exemple le taux du swap 1 an est passé de -40 bp à -53 bp en 2 mois.De leur côté, les spreads sur le marché monétaire sont restés globalement stables sur le mois. Par exemple, les spreads de banques françaises de premier rang affichent des niveaux moyens de Eonia +7 bp sur les maturités de 6 mois, et de Eonia + 15 bp sur les maturités d’un an...LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

06/08/2019 Market Insights

Vues et Convictions juillet 2019

Nous anticipons une croissance mondiale pour 2019 et 2020 respectivement à 3.3% et 3.1%, soit une baisse de 0.1pt par rapport à l'exercice de prévision de mai.Bien qu’en ralentissement, la croissance du PIB devrait cependant rester au-dessus de son niveau potentiel dans la plupart des économies. Ce scénario reste toutefois suspendu à l’hypothèse d’une accalmie des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. Une contraction du commerce mondial pénalisera l’activité dans son ensemble et affectera sans discernement les zones développées et émergentes. A ce stade, la taxation de 250 Mds $ d’importations en provenance de Chine peut être absorbée mais toute forme d’escalade écornerait de manière significative le scénario d’une issue positive.La dynamique de l’inflation devrait continuer de rester atone à ce stade pour l’ensemble des principales zones économiques. Les taxes imposées par les américains épargnent à ce stade les biens de consommation et elles ne sont donc pas de nature à renforcer la croissance des prix. Les politiques monétaires continueront de se montrer ultra-accommodantes. La Fed devrait procéder à une première baisse de taux en juillet et possiblement amorcer une seconde au cours du T4.19. La BCE s’appuiera sur des mesures non-conventionnelles pour renforcer son action : baisse du taux de facilité de dépôt et mise en place d’un nouveau Q.E.Les valorisations des actifs risqués (actions & crédits HY notamment) se sont nettement reprises en raison de l’activisme des banques centrales et de l’accalmie « temporaire » sur le front commercial. Même si les mesures de risque indiquent un repli du stress de marchés les investisseurs restent prudents en matière d’exposition aux actifs risqués. Seuls le crédit investment garde et les taux gouvernementaux ont résisté dans ce climat d’anxiété croissante.

19/06/2019 Market Insights

Vues et Convictions mai 2019

Nous anticipons une croissance mondiale pour 2019 et 2020 respectivement à 3.4% et 3.2%, inchangée parrapport à notre projection précédente.Bien qu’en ralentissement, la croissance du PIB devrait cependant rester au-dessus de son niveau potentiel dans la plupart des économies. Ce scénario reste toutefois suspendu à l’hypothèse, de plus en plus fragile, d’une accalmie des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis.Une contraction du commerce mondial pénalisera l’activité dans son ensemble et affectera sans discernement les zones développées et émergentes. A ce stade, la taxation de 250 Mds $ d’importations en provenance de Chine peut être absorbée mais toute forme d’escalade écornerait de manière significative le scénario d’une issue positive.La dynamique de l’inflation devrait continuer de rester atone à ce stade pour l’ensemble des principales zones économiques. Les taxes imposées par les américains épargnent à ce stade les biens de consommation et elles ne sont donc pas de nature à renforcer la croissance des prix. Les politiques monétaires continueront de se montrer ultra-accommodantes et toute forme de resserrement monétaire est désormais exclue. La Fed comme la BCE s’appuieront davantage sur les mesures non-conventionnelles pour ajuster leur politique monétaire.Les valorisations des actifs risqués (actions & crédits HY notamment) sont de nouveau en baisse après avoir effacé la baisse du T4.2018. Le retour du risque systématique (lié aux craintes sur la croissance) induit d’importantes sorties des marchés d’actif risqués. Seuls le crédit investment garde et les taux gouvernementaux ont résisté dans ce climat d’anxiété croissante.