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09/08/2019 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire Juillet 2019

Le ralentissement du momentum de croissance à l’échelle mondiale, combiné à une incertitude politique qui n’a pas faibli, a poussé les banques centrales à faire preuve d’une plus grande accommodation monétaire.La Fed a décidé de baisser son taux directeur de 25 pb ramenant ce dernier à 2.25%. Dans la zone euro, le discours de Mario Draghi ne laisse que très peu de doutes quant aux intentions de l’institution monétaire dans les mois à venir.Le gouverneur de la BCE a indiqué qu’une baisse du taux de facilité de dépôt (aujourd’hui à-40 bp) constituait une possibilité étudiée par le Conseil des Gouverneurs. Cette mesure d’accommodation monétaire serait assortie d’un système de palier (« tiering ») afin de limiter l’impact des taux négatifs qui pèsent sur la rentabilité du secteur bancaire. Par ailleurs, les marchés anticipent la réactivation du programme d’achats de titres de dettes publiques et privées.L’annonce de politiques monétaires plus expansionnistes a eu pour conséquence immédiate de comprimer les taux d’intérêt à 10 ans, quelle que soit la zone considérée. Le Bund a atteint -0.4% et les spreads périphériques se sont réduits de manière substantielle. Les taux courts de la zone euro ont poursuivi leur baisse au cours du mois de juillet, par exemple le taux du swap 1 an est passé de -40 bp à -53 bp en 2 mois.De leur côté, les spreads sur le marché monétaire sont restés globalement stables sur le mois. Par exemple, les spreads de banques françaises de premier rang affichent des niveaux moyens de Eonia +7 bp sur les maturités de 6 mois, et de Eonia + 15 bp sur les maturités d’un an...LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

06/08/2019 Market Insights

Vues et Convictions juillet 2019

Nous anticipons une croissance mondiale pour 2019 et 2020 respectivement à 3.3% et 3.1%, soit une baisse de 0.1pt par rapport à l'exercice de prévision de mai.Bien qu’en ralentissement, la croissance du PIB devrait cependant rester au-dessus de son niveau potentiel dans la plupart des économies. Ce scénario reste toutefois suspendu à l’hypothèse d’une accalmie des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. Une contraction du commerce mondial pénalisera l’activité dans son ensemble et affectera sans discernement les zones développées et émergentes. A ce stade, la taxation de 250 Mds $ d’importations en provenance de Chine peut être absorbée mais toute forme d’escalade écornerait de manière significative le scénario d’une issue positive.La dynamique de l’inflation devrait continuer de rester atone à ce stade pour l’ensemble des principales zones économiques. Les taxes imposées par les américains épargnent à ce stade les biens de consommation et elles ne sont donc pas de nature à renforcer la croissance des prix. Les politiques monétaires continueront de se montrer ultra-accommodantes. La Fed devrait procéder à une première baisse de taux en juillet et possiblement amorcer une seconde au cours du T4.19. La BCE s’appuiera sur des mesures non-conventionnelles pour renforcer son action : baisse du taux de facilité de dépôt et mise en place d’un nouveau Q.E.Les valorisations des actifs risqués (actions & crédits HY notamment) se sont nettement reprises en raison de l’activisme des banques centrales et de l’accalmie « temporaire » sur le front commercial. Même si les mesures de risque indiquent un repli du stress de marchés les investisseurs restent prudents en matière d’exposition aux actifs risqués. Seuls le crédit investment garde et les taux gouvernementaux ont résisté dans ce climat d’anxiété croissante.

19/06/2019 Market Insights

Vues et Convictions mai 2019

Nous anticipons une croissance mondiale pour 2019 et 2020 respectivement à 3.4% et 3.2%, inchangée parrapport à notre projection précédente.Bien qu’en ralentissement, la croissance du PIB devrait cependant rester au-dessus de son niveau potentiel dans la plupart des économies. Ce scénario reste toutefois suspendu à l’hypothèse, de plus en plus fragile, d’une accalmie des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis.Une contraction du commerce mondial pénalisera l’activité dans son ensemble et affectera sans discernement les zones développées et émergentes. A ce stade, la taxation de 250 Mds $ d’importations en provenance de Chine peut être absorbée mais toute forme d’escalade écornerait de manière significative le scénario d’une issue positive.La dynamique de l’inflation devrait continuer de rester atone à ce stade pour l’ensemble des principales zones économiques. Les taxes imposées par les américains épargnent à ce stade les biens de consommation et elles ne sont donc pas de nature à renforcer la croissance des prix. Les politiques monétaires continueront de se montrer ultra-accommodantes et toute forme de resserrement monétaire est désormais exclue. La Fed comme la BCE s’appuieront davantage sur les mesures non-conventionnelles pour ajuster leur politique monétaire.Les valorisations des actifs risqués (actions & crédits HY notamment) sont de nouveau en baisse après avoir effacé la baisse du T4.2018. Le retour du risque systématique (lié aux craintes sur la croissance) induit d’importantes sorties des marchés d’actif risqués. Seuls le crédit investment garde et les taux gouvernementaux ont résisté dans ce climat d’anxiété croissante.

09/11/2018 Actualité, Market Insights

Décryptage autour des élections de mi-mandat aux États-Unis

1. Synthèse et impact macroéconomique attenduLoin de la vague bleue annoncée, les urnes n’ont toutefois pas fait mentir les sondages qui anticipaient la victoire du camp des démocrates lors des élections de mi-mandat du 6 novembre dernier. Ce résultat donne ainsi lieu à une forme de cohabitation où le Président Trump devra désormais composer avec une Chambre des Représentants tenue par les Démocrates et un Sénat toujours acquis au camp républicain.Bien que disposant d’une majorité au Parlement, les marges de manoeuvre des démocrates sont relativement réduites à court terme pour infléchir l’orientation budgétaire initiée par le locataire de la Maison Blanche. La réforme fiscale continuera de produire ses effets sur 2019 en particulier du côté des ménages. Nous estimons par ailleurs que D. Trump continuera de maintenir une forte pression sur ses « partenaires commerciaux » malgré cette contre-performance électorale. La rhétorique protectionniste engagée par D.Trump et justifiée par la préservation des intérêts nationaux ne devraient rencontrer que très peu d’obstacles d’ici la fin de son mandat en 2021.Les perspectives de croissance de l’activité outre-Atlantique ne sont donc pas remise en cause à court terme et nous continuons d’anticiper une progression du PIB qui restera au-dessus de son niveau potentiel pour 2019 (+2.4%). En l’absence d’inflexion majeure sur le front macroéconomique, à court terme, la politique monétaire ne devrait pas changer de cap. La Fed poursuivra son tour de vis monétaire.A moyen terme, le Président Trump pourrait cependant rencontrer quelques difficultés notamment lors des exercices de finalisation des projets de loi de finance. Les démocrates seront en capacité de bloquer les discussions budgétaires accroissant de manière significative le risque de « shutdown ». Par ailleurs, le plan de développement des infrastructures proposé par D. Trump a peu de chances d’aboutir. L’augmentation des déficits d’une part et la volonté des démocrates de recentrer les débats autour de questions sociétales telles que l’immigration, la sauvegarde de l’Obama Care ou les préoccupations d’ordre écologique pourraient contraindre D. Trump au compromis.2. Impact marchésTout d’abord, rappelons que l’issue de ce scrutin était largement anticipée ce qui explique l’absence de vives réactions des marchés lors de l’annonce des résultats. Toutefois, nous pouvons formuler plusieurs conjectures quant à la dynamique des principales classes d’actifs à court et moyen terme.- A court terme, l’absence de stimulus budgétaire supplémentaire devrait comprimer le potentiel de hausse de la devise américaine. Ceci ôte donc une source d’inquiétude pour les marchés émergents qui avaient souffert de l’appréciation du dollar. A moyen terme, le billet vert resterait cependant soutenue par les divergences des politiques monétaires entre la Fed et la BCE.- La perspective d’une moindre expansion budgétaire réduit le besoin de financement de l’administration américaine ce qui pourrait retirer l’une des sources de pression haussière sur les taux d’intérêt à long terme. Ceci est de nature à soutenir les marchés actions qui ont récemment été pénalisés par l’appréciation des taux longs.- La prolongation du cycle américain consécutive à la mise en place des réformes de D. Trump a constitué un puissant facteur de soutien au marché actions. La défaite des Républicains réduit de facto la probabilité d’un nouveau plan de relance et conforte le scénario d’un ralentissement cyclique de l’économie américaine attendu dès 2019. Bien que supérieur à son niveau potentiel, la perspective d’un ralentissement graduel de l’activité limitera la progression des marchés actions.Dans un contexte marqué par la multiplication des risques endogènes et politiques (le ralentissement chinois, l’Italie, le Brexit,….) le résultat des élections américaines de mi-mandat retire une source d’incertitude. Cette dissipation progressive des risques nous conduit à penser que les marchés se tourneront davantage vers les fondamentaux économiques et financiers. Ce scénario reste suspendu à l’hypothèse que le Président Trump ne lancera pas de nouvelles vagues de tweets polarisant et clivant les opinions et attitudes.Auteurs : Laurent GONON et Mabrouk CHETOUANE

12/08/2018 Market Insights

Perspectives d'Investissement Août 2018

Notre projection de croissance mondiale est inchangée pour 2018 et 2019 (à +3,8% et +3.5% en moyenne annuelle).Nous estimons :1) qu’en dépit de la dégradation des relations entre les Etats-Unis et ses partenaires commerciaux, l’impact sur la croissance mondiale reste contenu à ce stade.2) que l’inflexion cyclique constatée en zone euro et au Japon est arrivée à son terme et devrait laisser place à un léger regain d’activité au S2.18.3) que les tensions inflationnistes expliquées par la montée passée du prix du pétrole ne devraient pasentraîner un dérapage de l’inflation sous-jacente. La progression des salaires réels est insuffisante pour générer une telle dynamique.Les spreads de crédit ont continué de s’écarter au gré des tensions politiques/commerciales qui ont jalonné le  début du T3.18. Les actifs émergents ont particulièrement souffert du climat protectionniste des doutes concernant le momentum de croissance et du renchérissement de la liquidité en dollar. Malgré des tensions qui demeurent palpables, les principaux indicateurs de stress de marché continuent de s’inscrire sur de faibles niveaux. Les investisseurs semblent désormais accoutumés à cet environnement.

31/07/2018 Market Insights

Lettre Trésorerie Longue Juillet 2018

L’appétit pour le risque s’est bien repris en juillet, en dépit des tensions commerciales persistantes, avec la stabilisation des cours du pétrole et des publications de résultats des entreprises toujours bien orientées. Le discours optimiste de la Fed dans les minutes de sa dernière réunion de politique monétaire quant à la solidité de l’économie américaine pour les 2 à 3 ans à venir et la justification du maintien du rythme annoncé de hausse des taux fut par ailleurs bien accueilli par les marchés...