Les Croissants de BFT IM

Jeudi 14 mars 2019

Market Insights, Actualité

Un 14 mars 1879  :  naissance de l’inventeur de la formule « E-mc2 », Albert Einstein,  qu’il établira en observant une éclipse en mesurant la ‘courbure de la lumière à proximité d’une masse’ (facile!). « La connaissance s’acquiert par l’expérience, le reste n’est que de l’information ».
  • Chine  : avec 600Mds€ de titres arrivant à maturité d’ici fin 2021 pour les collectivités locales, la Bourse de Shanghai a reçu le feu vert pour financer et refinancer ces mêmes collectivités dès le mois de mai. Le rendement moyen affiché est de 6.9%.

 

  • M&A :  fusion dans la gestion d’actifs avec la prise de contrôle de Brookfiel AM sur Oaktree Capital – le nouvel ensemble affichera 475Mds$ d’actifs. La prime est de 11.8% sur le cours de mardi (16x les bénéfices/4.8Mds$).

 

  • Inflation € : la hausse des prix en Allemagne est ressortie à +0.4% m/m en févr. (+1.5% sur 1 an) et à +0.1% m/m en France soit +1.3% sur 1 an.   

 

  • Chine : ralentissement de la production industrielle qui est ressortie à +5.3% en fev. (vs +5.7% en janv.)

 

  • Brexit : le projet d’une «sortie sans accord» a été rejeté (321/308). 3ème vote ce soir pour demander aux députés d’organiser un nouveau vote sur l’accord de sortie couplé à une extension de l’art. 50 au-delà du 29/03.

 

  • Vocab : « deep-tech » kezako ? cet anglicisme regroupe toutes les start-up dites ‘diruptives’ (innovations de ruptures). On totalise 18Mds$ d’investissement  à fin 2018 sur ces ‘Deep-tech’ (+22%/an depuis 2015).

 

  • Italie : le taux de chômage est ressorti à 10.6% au T4 2018 (vs 10.3% au T3).

 

  • Japon : un exemple illustrant la ‘nationalisation’ des dettes publiques qui s’opère depuis 2011 avec la Banque du Japon qui détient 43% des encours de la dette d’Etat aujourd’hui contre moins de 10% en 2011..

 

  • Taux-Devises :Eonia :-0.366%, Bund 10 ans :0.076%, OAT 10 ans :0.470% Tbills US 10 ans : 2.629% - EUR/USD : 1.1325

 

  • Agenda :   Etats-Unis/Prix à l’importation et l’exportation.
Ces informations constituent une synthèse de l’actualité économique quotidienne dont le rédacteur/expéditeur a retenu des faits saillants et ne résultent pas d’un rapport réalisé par un département d’analyse ou de recherche. Le contenu de cette lettre, y compris les nouvelles d’actualité, les citations, les données et autres informations, est fourni « tel quel » par BFT IM pour l’information de ses lecteurs uniquement pour leur usage personnel. Le contenu de ce message électronique ne saurait dispenser le lecteur de sa propre analyse et/ou du recours à d’autres expertises. Cette lettre dispose de liens pouvant renvoyer à d’autres sites Internet susceptibles d’intéresser ses lecteurs, mais cela ne veut pas dire que BFT IM approuve leur contenu, BFT IM décline toute responsabilité à leur égard.Bien que BFT IM s’efforce, de s’appuyer sur des données fiables, BFT IM ne garantit ni l’exhaustivité des informations, ni l’exactitude des avis ou opinions relatés et n’y adhère pas nécessairement. Ni son rédacteur, ni BFT IM ne peuvent être tenus responsables de l’utilisation de cette lettre. Elle ne constitue en aucun cas un conseil en investissement, une recommandation, une sollicitation ou une offre d’achat et/ou de vente de parts ou actions d’OPC.

Autres actualités

Perspectives d'investissement
06/08/2019 Market Insights

Vues et Convictions juillet 2019

Nous anticipons une croissance mondiale pour 2019 et 2020 respectivement à 3.3% et 3.1%, soit une baisse de 0.1pt par rapport à l'exercice de prévision de mai.Bien qu’en ralentissement, la croissance du PIB devrait cependant rester au-dessus de son niveau potentiel dans la plupart des économies. Ce scénario reste toutefois suspendu à l’hypothèse d’une accalmie des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. Une contraction du commerce mondial pénalisera l’activité dans son ensemble et affectera sans discernement les zones développées et émergentes. A ce stade, la taxation de 250 Mds $ d’importations en provenance de Chine peut être absorbée mais toute forme d’escalade écornerait de manière significative le scénario d’une issue positive.La dynamique de l’inflation devrait continuer de rester atone à ce stade pour l’ensemble des principales zones économiques. Les taxes imposées par les américains épargnent à ce stade les biens de consommation et elles ne sont donc pas de nature à renforcer la croissance des prix. Les politiques monétaires continueront de se montrer ultra-accommodantes. La Fed devrait procéder à une première baisse de taux en juillet et possiblement amorcer une seconde au cours du T4.19. La BCE s’appuiera sur des mesures non-conventionnelles pour renforcer son action : baisse du taux de facilité de dépôt et mise en place d’un nouveau Q.E.Les valorisations des actifs risqués (actions & crédits HY notamment) se sont nettement reprises en raison de l’activisme des banques centrales et de l’accalmie « temporaire » sur le front commercial. Même si les mesures de risque indiquent un repli du stress de marchés les investisseurs restent prudents en matière d’exposition aux actifs risqués. Seuls le crédit investment garde et les taux gouvernementaux ont résisté dans ce climat d’anxiété croissante.

Perspectives d'investissement
19/06/2019 Market Insights

Vues et Convictions mai 2019

Nous anticipons une croissance mondiale pour 2019 et 2020 respectivement à 3.4% et 3.2%, inchangée parrapport à notre projection précédente.Bien qu’en ralentissement, la croissance du PIB devrait cependant rester au-dessus de son niveau potentiel dans la plupart des économies. Ce scénario reste toutefois suspendu à l’hypothèse, de plus en plus fragile, d’une accalmie des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis.Une contraction du commerce mondial pénalisera l’activité dans son ensemble et affectera sans discernement les zones développées et émergentes. A ce stade, la taxation de 250 Mds $ d’importations en provenance de Chine peut être absorbée mais toute forme d’escalade écornerait de manière significative le scénario d’une issue positive.La dynamique de l’inflation devrait continuer de rester atone à ce stade pour l’ensemble des principales zones économiques. Les taxes imposées par les américains épargnent à ce stade les biens de consommation et elles ne sont donc pas de nature à renforcer la croissance des prix. Les politiques monétaires continueront de se montrer ultra-accommodantes et toute forme de resserrement monétaire est désormais exclue. La Fed comme la BCE s’appuieront davantage sur les mesures non-conventionnelles pour ajuster leur politique monétaire.Les valorisations des actifs risqués (actions & crédits HY notamment) sont de nouveau en baisse après avoir effacé la baisse du T4.2018. Le retour du risque systématique (lié aux craintes sur la croissance) induit d’importantes sorties des marchés d’actif risqués. Seuls le crédit investment garde et les taux gouvernementaux ont résisté dans ce climat d’anxiété croissante.

Élections mi-mandat USA
09/11/2018 Actualité, Market Insights

Décryptage autour des élections de mi-mandat aux États-Unis

1. Synthèse et impact macroéconomique attenduLoin de la vague bleue annoncée, les urnes n’ont toutefois pas fait mentir les sondages qui anticipaient la victoire du camp des démocrates lors des élections de mi-mandat du 6 novembre dernier. Ce résultat donne ainsi lieu à une forme de cohabitation où le Président Trump devra désormais composer avec une Chambre des Représentants tenue par les Démocrates et un Sénat toujours acquis au camp républicain.Bien que disposant d’une majorité au Parlement, les marges de manoeuvre des démocrates sont relativement réduites à court terme pour infléchir l’orientation budgétaire initiée par le locataire de la Maison Blanche. La réforme fiscale continuera de produire ses effets sur 2019 en particulier du côté des ménages. Nous estimons par ailleurs que D. Trump continuera de maintenir une forte pression sur ses « partenaires commerciaux » malgré cette contre-performance électorale. La rhétorique protectionniste engagée par D.Trump et justifiée par la préservation des intérêts nationaux ne devraient rencontrer que très peu d’obstacles d’ici la fin de son mandat en 2021.Les perspectives de croissance de l’activité outre-Atlantique ne sont donc pas remise en cause à court terme et nous continuons d’anticiper une progression du PIB qui restera au-dessus de son niveau potentiel pour 2019 (+2.4%). En l’absence d’inflexion majeure sur le front macroéconomique, à court terme, la politique monétaire ne devrait pas changer de cap. La Fed poursuivra son tour de vis monétaire.A moyen terme, le Président Trump pourrait cependant rencontrer quelques difficultés notamment lors des exercices de finalisation des projets de loi de finance. Les démocrates seront en capacité de bloquer les discussions budgétaires accroissant de manière significative le risque de « shutdown ». Par ailleurs, le plan de développement des infrastructures proposé par D. Trump a peu de chances d’aboutir. L’augmentation des déficits d’une part et la volonté des démocrates de recentrer les débats autour de questions sociétales telles que l’immigration, la sauvegarde de l’Obama Care ou les préoccupations d’ordre écologique pourraient contraindre D. Trump au compromis. 2. Impact marchésTout d’abord, rappelons que l’issue de ce scrutin était largement anticipée ce qui explique l’absence de vives réactions des marchés lors de l’annonce des résultats. Toutefois, nous pouvons formuler plusieurs conjectures quant à la dynamique des principales classes d’actifs à court et moyen terme.- A court terme, l’absence de stimulus budgétaire supplémentaire devrait comprimer le potentiel de hausse de la devise américaine. Ceci ôte donc une source d’inquiétude pour les marchés émergents qui avaient souffert de l’appréciation du dollar. A moyen terme, le billet vert resterait cependant soutenue par les divergences des politiques monétaires entre la Fed et la BCE.- La perspective d’une moindre expansion budgétaire réduit le besoin de financement de l’administration américaine ce qui pourrait retirer l’une des sources de pression haussière sur les taux d’intérêt à long terme. Ceci est de nature à soutenir les marchés actions qui ont récemment été pénalisés par l’appréciation des taux longs.- La prolongation du cycle américain consécutive à la mise en place des réformes de D. Trump a constitué un puissant facteur de soutien au marché actions. La défaite des Républicains réduit de facto la probabilité d’un nouveau plan de relance et conforte le scénario d’un ralentissement cyclique de l’économie américaine attendu dès 2019. Bien que supérieur à son niveau potentiel, la perspective d’un ralentissement graduel de l’activité limitera la progression des marchés actions.Dans un contexte marqué par la multiplication des risques endogènes et politiques (le ralentissement chinois, l’Italie, le Brexit,….) le résultat des élections américaines de mi-mandat retire une source d’incertitude. Cette dissipation progressive des risques nous conduit à penser que les marchés se tourneront davantage vers les fondamentaux économiques et financiers. Ce scénario reste suspendu à l’hypothèse que le Président Trump ne lancera pas de nouvelles vagues de tweets polarisant et clivant les opinions et attitudes.Auteurs : Laurent GONON et Mabrouk CHETOUANE