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16/07/2020 Market Insights

Vues et Convictions - juillet 2020

Vers une reprise chaotique ?Crise sanitaire : avec plus de 10 millions de personnes testées positives à la Covid-19, la pandémie partie de Chine aura fait à ce jour plusieurs centaines de milliers de victimes contraignant un grand nombre de pays à la fermeture totale ou partielle de leur économie. Plusieurs mesures ont été décidées afin de permettre une normalisation progressive de la situation. Ces mesures, bien que temporaires, ne seront pas sans conséquence sur le rythme de la reprise à court terme d’une part et sur la productivité du travail d’autre part questionnant même la pérennité de pans entiers de nos économies (transports, tourisme, services).Récession généralisée : la crise a entraîné de manière quasi simultanée l’ensemble des économies dans une violente et profonde récession. La contraction de l’activité au niveau mondial devrait atteindre -3,4% en 2020. La zone développée verrait son activité diminuer de 6,9% (une récession aussi forte voire plus sévère que celle observée durant la seconde guerre mondiale ou la grande dépression de 1929) tout comme les économies émergentes (-0,5% malgré une économie chinoise qui progresse de +1%). Le rebond de l’activité escompté en 2021 ne sera pas de nature à effacer la perte enregistrée en 2020 en particulier dans la zone développée. Le PIB des pays avancés ne progresserait que de +5,3% et les risques de séquelles profondes sur le potentiel de croissance sont manifestes.Les arbres ne montent pas au ciel mais le bilan des banques centrales et l’endettement des Etats oui. Face à l’urgence économique, les gouvernements n’ont pas hésité à recourir à la politique budgétaire pour colmater les fissures provoquées par la crise de la Covid-19 (dépenses de soutien, mesures de chômage partiel et garanties de prêts). Les déficits budgétaires ont en moyenne bondi de 10 à 15 pts de PIB augmentant de fait et du même montant les ratios dette/PIB. Ce recours, illimité et sans dommage jusqu’à présent, au feu budgétaire n’a été possible qu’avec l’aide des banques centrales qui assument désormais de monétiser la dette des Etats. Les bilans de la Fed et de la BCE atteignent respectivement 7500 Mds $ et 5500 mds €, soit un doublement depuis le début de l’année notamment pour la Fed.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

08/07/2020 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire juin 2020

La poursuite du déconfinement, qui a débuté dans la plupart des pays européens dans le courant du mois de juin, a permis une reprise plus accentuée qu’escomptée des principaux moteurs de croissance.Les enquêtes PMI se sont nettement redressées en juin, dépassant même dans plusieurs cas le seuil des 50 points (France et Etats-Unis). La production industrielle, les ventes de véhicules et la consommation des ménages sont autant d’indicateurs qui se sont nettement repris et qui laissent augurer d’un second trimestre moins catastrophique qu’attendu. A cela s’ajoutent de nombreuses annonces de soutien budgétaire supplémentaires (Japon, Allemagne, Espagne et France) ciblées sur les secteurs qui ont été sévèrement touchés par la crise.Notons également que les pays de la zone euro sont parvenus à un accord de principe quant à une mutualisation des dépenses liées à la crise du Covid-19.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

11/06/2020 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire mai 2020

Sans surprise, le flux de mauvaises nouvelles sur le front économique a continué d’irriguer le mois de mai. Le nombre de chômeurs et de personnes en activité réduite a continué de croître aux Etats-Unis, les dépenses de consommation en France ont enregistré leur plus forte chute depuis que la série existe (-20% en avril) et les commandes à l’industrie se sont contractées de 15.4% en Allemagne sur la même période.Notons par ailleurs que l’inflation totale est désormais négative en Italie ainsi qu’en Espagne (mesurée par le glissement annuel de l’IPCH) sous l’impulsion d’un effet de base négatif issu des prix énergétiques. Les prix sousjacents (hors composantes volatiles) sont quant à eux restés stables pour l’ensemble des pays de la zone euro. Mais la multiplication de pressions baissières risque de peser sur l’ensemble de la dynamique des prix de la zone euro au cours des prochains mois.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS