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01/07/2021 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire - juin 2021

En juin, la BCE et la Réserve Fédérale américaine se sont toutes deux exprimées à l’occasion de leur comité de politique monétaire. Sans surprise la BCE a renouvelé son discours ultra-accommodant martelant la nécessité de maintenir, à ce stade, une politique monétaire aussi souple que possible dans un contexte marqué par un relèvement des projections de croissance et d’inflation pour l’année 2021.L’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis a continué sa progression en mai. Le glissement annuel de l’indice CPI a augmenté de +5,0% (soit +0,8pp par rapport au mois d’avril). Les conditions macroéconomiques d’ensemble ont conduit la Réserve Fédérale américaine a relevé sa projection de croissance pour 2021 (+7%, contre +6,5%) et à introduire une inflexion dans son discours de politique monétaire. La publication des projections du taux des fonds fédéraux pour 2022 et 2023 a montré que plusieurs membres du FOMC se sont prononcés en faveur de deux hausses de taux pour 2023.A l’exception de la Chine, les indices de surprises économiques se maintiennent en territoire positif pour les principales zones économiques. On observe par ailleurs que ces indicateurs européens et japonais se situent sur des niveaux supérieurs à celui observé aux Etats-Unis. Plusieurs indicateurs conjoncturels semblent valider le sentiment que le pic d’activité aurait été atteint voire dépassé au cours du second du trimestre outre Atlantique.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

30/06/2021 Note Éco

Note éco - Juin 2021

La BCE temporise alors que la Fed prépare les esprits à une inflexion de sa politique monétaireEn juin, la BCE et la Réserve Fédérale américaine se sont toutes deux exprimées à l’occasion de leur comité de politique monétaire. Sans surprise la BCE a renouvelé son discours ultra-accommodant martelant la nécessité de maintenir, à ce stade, une politique monétaire aussi souple que possible dans un contexte marqué par un relèvement des projections de croissance et d’inflation pour l’année 2021.La révision de la projection d’inflation est principalement expliquée par des effets de bases (TVA en Allemagne) ainsi qu’une augmentation de plusieurs prix administrés. Notons cependant que l’estimation préliminaire de l’inflation « headline » pour la zone euro est ressortie à +1,9% en juin, en hausse de par rapport au mois précédent, mais légèrement en deçà des attentes. L’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis a quant à lui continué sa progression en mai. LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

01/06/2021 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire - mai 2021

Attendue en nette hausse, l’inflation des prix à la consommation aux Etats-Unis a largement dépassé l’ensemble des prévisions des conjoncturistes. En avril et sur une période de 12 mois, l’indice CPI a progressé de 4,2% soit 0,6 pt au-dessus des attentes du consensus.Les marchés n’ont pas révisé leurs anticipations quant à la trajectoire de la politique monétaire de la Réserve Fédérale. Les membres du FOMC n’ont eu de cesse de souligner qu’un ajustement de la politique monétaire n’interviendrait qu’à partir du moment où l’objectif de plein emploi serait atteint.L’estimation préliminaire de la progression de l’IPCH en Allemagne indique une progression sur 12 mois de l’indice de 2.5. Bien que ce niveau constitue un point haut inobservé depuis le mois d’octobre 2018 et pousse l’inflation européenne vers 2.0% en glissement annuel, la thématique d’un éventuel changement de régime en matière d’inflation ne concerne que les Etats-Unis à ce stade.La publication des chiffres d’inflation en Europe valide l’hypothèse d’une reprise progressive des prix à la consommation. Sur un mois, l’inflation française a progressé de 0.2% en mai alors qu’elle est restée stable en Italie sur la même période.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

31/05/2021 Note Éco

Note éco - Mai 2021

L’inflation américaine prend de court… mais pas de sortie de route à ce stade.Attendue en nette hausse, l’inflation des prix à la consommation aux Etats-Unis a largement dépassé l’ensemble des prévisions des conjoncturistes. En avril et sur une période de 12 mois, l’indice CPI a progressé de 4,2% soit 0,6 pt au-dessus des attentes du consensus (après +2.6% le mois précédent). Cette augmentation de l’inflation est dans un premier temps expliquée par un effet de base positif en provenance de la sphère énergétique. Toutefois, l’essentielle de la surprise provient de la composante « prix des véhicules d’occasion » dont la progression sur le seul mois d’avril a atteint +10% soit un niveau inobservé depuis que la série existe. L’inflation sous-jacente a donc augmenté de +3,0% sur un an (après 1.6% le mois précédent, en glissement annuel).LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

27/05/2021 Market Insights

Vues et Convictions - mai 2021

L’inflation a remplacé le COVID comme principal sujet d’inquiétude des investisseursEn dépit du fait que les banques centrales tentent depuis plusieurs années de relancer en vain une inflation trop basse, l’inflation a soudainement supplanté le COVID comme principale préoccupation des investisseurs. Depuis quelques semaines, les anticipations d’inflation se sont en effet considérablement renforcées. Est-ce que nous sommes à l’aube d’un changement du régime d’inflation ?Les banquiers centraux et les économistes tentent de nous rassurer. La hausse de l’inflation serait transitoire due à un effet de base violent du pétrole qui a rebondi de 160 % depuis le creux de mars 2020. Une fois ce pic passé, l’inflation devrait à nouveau retrouver un rythme de progression bien inférieur aux objectifs des banques centrales.Notre hypothèse centrale est un rebond puissant de la croissance. Pendant la dernière décennie, les prévisionnistes ont, à chaque sortie de récession, systématiquement surestimé la croissance. Aujourd’hui, il nous semble que nous sommes dans la situation inverse : le « risque » est plutôt que le redémarrage de la croissance soit sous-estimé.L’économie mondiale est entrainée par un stimulus fiscal et monétaire jamais observé dans l’histoire économique sauf après une guerre. Le taux d’épargne des ménages est au plus haut de tous les temps. Les dépenses d’investissement des entreprises ont été faibles au cours de la dernière décennie, ce qui permet de prévoir un rebond significatif. La demande, qui est d’ordinaire plutôt faible en sortie de récession, est donc au rendez-vous. Mais, cette fois-ci, c’est l’offre qui a du mal à suivre. Des goulets d’étranglement apparaissent un peu partout (semiconducteurs, métaux rares, bois de construction, …). Alors qu’en temps de guerre l’appareil de production est détruit, la pandémie a juste perturbé les chaînes de production qui étaient conçues pour fonctionner en flux tendus. Le retour à la normale devrait s’opérer assez rapidement.Un retour durable de l’inflation serait de la dynamite pour les marchés financiers. Les investisseurs commencent à se méfier de la communication « dovish » des banques centrales. Les breakevens d’inflation montent et les anticipations de hausse des taux directeurs s’amplifient. Les secteurs et valeurs qui avaient le plus bénéficié de l’abondance des liquidités, en particulier les valeurstechnologiques, commencent à se retourner.Nous anticipons que le rythme de progression de l’inflation va ralentir dans les prochains mois après le passage du pic de juin. Les goulets d’étranglement apparus dans les chaînes de production vont finir par se résorber sans trop tarder. A court terme, nous recommandons la prudence. Mais il faut garder le cap : les marchés recèlent encore de belles opportunités d’investissement dans les valeurs cycliques, celles très touchées par la pandémie, les petites et moyennes valeurs et les valeurs de rendement. Il faudra veiller à intégrer des stratégies de protection dans la construction des portefeuilles.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

30/04/2021 Note Éco

Note éco - avril 2021

Les Etats-Unis confirment leur suprématie sur le reste du monde en matière de croissanceAprès avoir dévoilé un plan visant à rénover les infrastructures du pays en mars dernier (pour un montant de 2250 mds $, étalé sur 8 ans), Joe Biden récidive en annonçant un plan destiné aux familles américaines (American Plan Family).Ce troisième plan ‘d’un montant de 1800 Mds $ et qui s‘étalerait sur une période de 8 ans, doit encore recevoir l’aval du Congrès. En tout état de cause, le volontarisme et l’efficacité de l’administration démocrate portent ses fruits en matière de croissance économique et contraste avec la lenteur dont souffre la mise en place du plan européen (Nex Generation EU). L’avis favorable rendu par la Cour de Karlsruhe quant à la compatibilité de ce plan de soutien avec la loi fondamentale allemande a certes retardé le processus de validation mais a constitué un soulagement pour de nombreux pays européens dont les trajectoires de croissances dans les années à venir dépendent de ces fonds versés.L’Italie, sous l’égide de M. Draghi, a ainsi déposé auprès de la Commission Européenne un plan « national de relance et de résilience » d’un montant de 220 Mds €, financé à hauteur de 85% par les fonds européens. Les plus optimistes estiment que les premiers versements n’interviendraient qu’au cours du T3.21...LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

30/04/2021 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire - avril 2021

Après avoir dévoilé un plan visant à rénover les infrastructures du pays en mars dernier, Joe Biden récidive en annonçant un plan destiné aux familles américaines. Ce troisième plan d’un montant de 1800 Mds $ et qui s‘étalerait sur une période de 8 ans, doit encore recevoir l’aval du Congrès. En Europe, l’avis favorable rendu par la Cour de Karlsruhe quant à la compatibilité de ce plan de soutien avec la loi fondamentale allemande a certes retardé le processus de validation mais a constitué un soulagement pour de nombreux pays européens dont les trajectoires de croissances dans les années à venir dépendent de ces fonds versés. L’Italie, sous l’égide de M. Draghi, a ainsi déposé auprès de la Commission Européenne un plan « national de relance et de résilience » d’un montant de 220 Mds €, financé à hauteur de 85% par les fonds européens. Les plus optimistes estiment que les premiers versements n’interviendraient qu’au cours du T3.21. En Europe, l’estimation préliminaire de l’activité au T1.21 fait état d’un léger recul de l’activité -0.6% (variation trimestrielle) tirée par la forte baisse du PIB allemand qui enregistre un repli de -1.0% sur la même période. L’Espagne et l’Italie ont également vu leur activité se replier au T1.21 (respectivement -0.4% et -0.5%).Notons que le PIB français a modestement augmenté sur les trois premiers mois de l’année. Le thème de l’inflation n’a pas véritablement disparu des « écrans radars». Ce questionnement intervient dans un contexte où la publication du point d’inflation du mois de mars aux Etats-Unis a atteint +2.6% soit une augmentation de +0.9pt sur un mois. A ce stade, les gouverneurs des principales banques centrales estiment que le scénario d’une « sortie de route permanente » de la dynamique des prix constitue un risque peu probable, a l’instar de Christine Lagarde lors de la conférence qui a suivi le comité de politique monétaire de la BCE d’avril dernier. Les taux courts de la zone Euro ont très légèrement baissé sur le mois, le taux du swap Eonia 1 an s’établissant à -49 bp. Concernant le crédit, les spreads des émetteurs sur le marché monétaire sont restés globalement stables sur le mois. Par exemple, les spreads de banques françaises notés A1P1 affichent des niveaux moyens de Eonia -5 bp sur les maturités de six mois, et de Eonia -2 bp sur les maturités d’un an.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS