Les Croissants de BFT IM

Mercredi 05 juin 2019

Market Insights, Actualité

Un 05 Juin 1944 :  D-Day -1, la flotte alliée (6939 navires) va se mettre en marche, direction la Normandie (170km). D.Eisenhower s’adressera aux soldats ce soir à 20h: «J’ai pleine confiance en votre courage, les hommes libres marchent ensemble vers la victoire!»
  • Fed :   le Président de la Fed J Powell a renforcé hier le scénario d’une baisse des taux en 2019 pour contrer les risques de ralentissement « la Fed agirait de manière appropriée pour soutenir la croissance». S&P 500 +2.1%/ secteur bancaire +2.2%.

 

  • Australie : la RBA (banque centrale) a coupé son taux directeur hier de 25pb à 1.25%. En mai les banques centrales de la Nouvelle-Zélande, de Malaisie et des Philippines avaient agi de même.

 

  • BCE : dans ce contexte l’intervention de M Draghi sera plus particulièrement suivie et les regards tournés sur les détails du prochain TLTRO III destiné aux banques de la zone €. Rendez-vous à 13h45 jeudi.

 

  • Zone € : l’indice PMI des services est ressorti au-dessus des attentes à 52.9 vs 52.5 estim. soutenu notamment par un bon chiffre en provenance d’Allemagne (55.4 vs 55 en avril).

 

  • Chine :  le FMI a réduit les prévisions de PIB 2019 à +6.2% (-0.1%) et 2020 à +6% (-0.1%). Les perspectives restent fragiles et d’autres révisions en baisse ne sont pas exclues souligne le FMI.

 

  • Chine bis : le PMI Services-Caixin (mai) est ressorti en repli à 52.7 vs 54.5 (avril) - le sous-indice ‘nouvelles commandes’ a connu son rythme de progression le plus bas en 3 mois.

 

  • Le chiffre : ‘34’ c’est le nombre selon la Banque Mondiale de pays à faible revenus (comprendre pauvres) en 2019 contre 64 (--30) recensés en 2001.  Le seuil de cette catégorie est fixé à 995$ de revenu brut national/hab.
  • Taux-Devises :Bund 10 ans :-0.215%, OAT 10 ans :0.173% Tbills US 10 ans : 2.109% - EUR/USD : 1.1264

 

  • Agenda : création d’emplois ADP non-agricole/Etats-Unis
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Autres actualités

Portrait GG Actualités
18/02/2020 Actualité

L'édito - janvier 2020

« L’année 2019 marque un tournant pour l’investissement responsable. 2020 devra être l’année des actes. Il est important de ne pas confondre accélération et précipitation. »Par Gilles Guez, Directeur Général.La généralisation de l’investissement responsable (IR) ne s’explique pas uniquement par l’urgence climatique. C’est une refondation du capitalisme qui est peut-être à l’oeuvre, avec des impacts économiques et financiers significatifs. L’année 2019 marque un tournant dans la prise de conscience de l’importance de l’IR, 2020 devra être l’année des actes. Dans ce contexte, il est important de ne pas confondre accélération et précipitation.La prise de conscience - La « Business Roundtable » qui s’est tenue en août 2019 (groupe des PDG des plus grandes entreprises américaines) a déclaré cette année que « l’objectif d’une entreprise n’est pas juste de servir ses actionnaires mais de créer de la valeur pour toutes ses parties prenantes ». Certains avanceront qu’il s’agit d’une pure déclaration d’intention en réaction au succès grandissant du vote populiste à travers le monde. Cette évolution a pourtant des racines profondes et marque peut-être le début d’une refondation du capitalisme. La pression sur les entreprises est forte : salariés, clients et investisseurs demandent des comptes sur le rôle et la contribution des entreprises à la société dans son ensemble.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

Perspectives-economiques-financieres
16/07/2020 Market Insights

Vues et Convictions - juillet 2020

Vers une reprise chaotique ?Crise sanitaire : avec plus de 10 millions de personnes testées positives à la Covid-19, la pandémie partie de Chine aura fait à ce jour plusieurs centaines de milliers de victimes contraignant un grand nombre de pays à la fermeture totale ou partielle de leur économie. Plusieurs mesures ont été décidées afin de permettre une normalisation progressive de la situation. Ces mesures, bien que temporaires, ne seront pas sans conséquence sur le rythme de la reprise à court terme d’une part et sur la productivité du travail d’autre part questionnant même la pérennité de pans entiers de nos économies (transports, tourisme, services).Récession généralisée : la crise a entraîné de manière quasi simultanée l’ensemble des économies dans une violente et profonde récession. La contraction de l’activité au niveau mondial devrait atteindre -3,4% en 2020. La zone développée verrait son activité diminuer de 6,9% (une récession aussi forte voire plus sévère que celle observée durant la seconde guerre mondiale ou la grande dépression de 1929) tout comme les économies émergentes (-0,5% malgré une économie chinoise qui progresse de +1%). Le rebond de l’activité escompté en 2021 ne sera pas de nature à effacer la perte enregistrée en 2020 en particulier dans la zone développée. Le PIB des pays avancés ne progresserait que de +5,3% et les risques de séquelles profondes sur le potentiel de croissance sont manifestes.Les arbres ne montent pas au ciel mais le bilan des banques centrales et l’endettement des Etats oui. Face à l’urgence économique, les gouvernements n’ont pas hésité à recourir à la politique budgétaire pour colmater les fissures provoquées par la crise de la Covid-19 (dépenses de soutien, mesures de chômage partiel et garanties de prêts). Les déficits budgétaires ont en moyenne bondi de 10 à 15 pts de PIB augmentant de fait et du même montant les ratios dette/PIB. Ce recours, illimité et sans dommage jusqu’à présent, au feu budgétaire n’a été possible qu’avec l’aide des banques centrales qui assument désormais de monétiser la dette des Etats. Les bilans de la Fed et de la BCE atteignent respectivement 7500 Mds $ et 5500 mds €, soit un doublement depuis le début de l’année notamment pour la Fed.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS