Lettre Monétaire Août 2019

Lundi 09 septembre 2019

Lettre Monétaire

Des publications économiques mitigées, notamment sur la partie industrielle, ont jalonné le mois d’août. Sans surprise, le secteur manufacturier a continué de pâtir des coups que se portent les administrations chinoises et américaines sur le front commercial.

La production industrielle de ces deux économies a continué de baisser en juin. Elle s’est contractée de 0.2% (m/m) aux Etats-Unis et le glissement annuel en Chine a cédé 1.2 pp (de 6% à 4.8%) en juillet. Ces tensions produisent des dommages collatéraux à l’image des secteurs industriels allemands et européens qui enregistrent une nouvelle contraction d’activité (baisse de la production industrielle de 1.5% en juin en Allemagne et de 1.6% en zone euro. Les difficultés du secteur industriel ne doivent toutefois pas occulter plusieurs publications rassurantes.

Le marché du travail américain est solide à l’image des demandes hebdomadaires d’allocations chômage qui demeurent stables et sur des niveaux bas. De même, le taux de chômage en France a enregistré une nouvelle baisse et les indicateurs d’activité (PMI service et manufacturier) se situent désormais en territoire expansionniste.

L’arrêt de la détérioration du climat de confiance en zone euro a concerné à la fois les entreprises et les ménages. En dépit d’un climat politique délétère, le momentum économique reste résilient.

En anticipation d’une baisse des taux directeurs mi-septembre et de plusieurs autres ensuite, les taux courts de la zone euro ont poursuivi leur baisse au cours du mois d’août, le taux du swap 1 an est passé de -52 bp à - 62 bp.

De leur côté, les spreads sur le marché monétaire ont très légèrement remontés sur le mois. Par exemple, les spreads de banques françaises de premier rang affichent des niveaux moyens de Eonia +8 bp sur les maturités de 6 mois, et de Eonia + 16 bp sur les maturités d’un an...

LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS


Document

Autres actualités

La Lettre Monétaire
07/01/2020 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire décembre 2019

Aux États-Unis, l’indice PMI (indicateur du climat des affaires) est resté stable sous la barre des 50 pts pour le secteur manufacturier alors qu’il s’est de nouveau affaibli du côté des services. Malgré plusieurs statistiques conjoncturelles décevantes (ralentissement de la productivité, des ventes au détail et des commandes de biens durables), le marché du travail demeure solide à l’instar du taux de chômage qui se situe sur un niveau historiquement bas (+3.5% de la population active) ce qui témoigne de la résilience de l’économie américaine.Exception faite du secteur industriel européen qui peine à se redresser, les marques d’amélioration du climat économique se sont multipliées en zone Euro ainsi qu’en Chine. Les indicateurs de surprises économiques (sources Citi Group) se sont nettement améliorés en décembre dans les deux zones.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

La Lettre Monétaire
10/12/2019 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire novembre 2019

La publication des statistiques économiques confirme une nouvelle fois la résilience dont a fait preuve l’activité outre Atlantique au cours du dernier trimestre. La croissance du PIB pour le T3.19 a été révisée à la hausse de 0.2pp à 2.1% confirmant la solidité de la consommation des ménages.Les chiffres de croissance de la zone euro n’ont pas déçu. Le PIB allemand, attendu en contraction pour le T3.19, a finalement progressé de +0.1%. Et sur la même période, la croissance économique française et espagnole ont respectivement atteint +0.3% et +0.5% en variation trimestrielle.Le mois de novembre a également été caractérisé par la multiplication de signaux indiquant que le climat économique dans le secteur manufacturier se stabilisait.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

La Lettre Monétaire
08/11/2019 Lettre Monétaire

Lettre Monétaire Octobre 2019

Les attentes des investisseurs ont été fortes au cours du mois d’octobre. Les discussions entre les États-Unis et la Chine n’ont certes pas abouti à un accord mais elles ont permis de suspendre la nouvelle vague de taxes, qui devaient entrer en vigueur à la mi-octobre, et de réchauffer les relations entre Pékin et Washington.En Europe, le feuilleton britannique a lui aussi connu une issue que nous pouvons qualifier d’heureuse. En dépit des nombreuses tentatives de B. Johnson d’imposer une sortie au 31 octobre, quel que soit le niveau de préparation du Royaume-Uni, le Parlement Britannique a obtenu de la Commission Européenne un report de ce dernier au 31 janvier 2020.  Cette décision a eu pour conséquence l’annonce d’élections législatives anticipées qui se tiendront le 12 décembre prochain.Du côté de la BCE, le mandat de Draghi arrive à sa fin et C.Lagarde prend la relève. Un des points importants sera de comprendre le nouveau mode de communication alors que vont commencer au mois de novembre le Tiering pour les banques et le nouveau programme d’achat de la BCE.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS