Lettre Monétaire - novembre 2019

Mardi 10 décembre 2019

Lettre Monétaire

La publication des statistiques économiques confirme une nouvelle fois la résilience dont a fait preuve l’activité outre Atlantique au cours du dernier trimestre. La croissance du PIB pour le T3.19 a été révisée à la hausse de 0.2pp à 2.1% confirmant la solidité de la consommation des ménages.

Les chiffres de croissance de la zone euro n’ont pas déçu. Le PIB allemand, attendu en contraction pour le T3.19, a finalement progressé de +0.1%. Et sur la même période, la croissance économique française et espagnole ont respectivement atteint +0.3% et +0.5% en variation trimestrielle.

Le mois de novembre a également été caractérisé par la multiplication de signaux indiquant que le climat économique dans le secteur manufacturier se stabilisait.

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La poursuite du déconfinement, qui a débuté dans la plupart des pays européens dans le courant du mois de juin, a permis une reprise plus accentuée qu’escomptée des principaux moteurs de croissance.Les enquêtes PMI se sont nettement redressées en juin, dépassant même dans plusieurs cas le seuil des 50 points (France et Etats-Unis). La production industrielle, les ventes de véhicules et la consommation des ménages sont autant d’indicateurs qui se sont nettement repris et qui laissent augurer d’un second trimestre moins catastrophique qu’attendu. A cela s’ajoutent de nombreuses annonces de soutien budgétaire supplémentaires (Japon, Allemagne, Espagne et France) ciblées sur les secteurs qui ont été sévèrement touchés par la crise.Notons également que les pays de la zone euro sont parvenus à un accord de principe quant à une mutualisation des dépenses liées à la crise du Covid-19.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

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Sans surprise, le flux de mauvaises nouvelles sur le front économique a continué d’irriguer le mois de mai. Le nombre de chômeurs et de personnes en activité réduite a continué de croître aux Etats-Unis, les dépenses de consommation en France ont enregistré leur plus forte chute depuis que la série existe (-20% en avril) et les commandes à l’industrie se sont contractées de 15.4% en Allemagne sur la même période.Notons par ailleurs que l’inflation totale est désormais négative en Italie ainsi qu’en Espagne (mesurée par le glissement annuel de l’IPCH) sous l’impulsion d’un effet de base négatif issu des prix énergétiques. Les prix sousjacents (hors composantes volatiles) sont quant à eux restés stables pour l’ensemble des pays de la zone euro. Mais la multiplication de pressions baissières risque de peser sur l’ensemble de la dynamique des prix de la zone euro au cours des prochains mois.LIRE LA SUITE SUR LE PDF CI-DESSOUS

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